Et si le plus grand risque n'était pas d'être soi-même... mais de ne plus savoir qui l'on est?
- 24 nov. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Pendant longtemps, je croyais être authentique.
J'étais compétente. Engagée. Performante. On me faisait confiance.
À l'extérieur, tout semblait bien aller. Pourtant, il y avait un décalage. Sans m'en rendre compte, j'étais devenue très bonne pour répondre aux attentes des autres.
Je savais rapidement ce que l'on attendait de moi. Alors je m'adaptais.
Je travaillais davantage. Je voulais bien faire. Avec le temps, je me suis posée de moins en moins souvent une question pourtant essentielle :
Et moi... qu'est-ce qui est vrai pour moi?
Je ne crois pas que nous perdions notre authenticité du jour au lendemain. Je crois qu'elle s'efface tranquillement. À force de vouloir être à la hauteur. À force de chercher l'approbation. À force de jouer un rôle qui fonctionne. Jusqu'au jour où l'on réalise qu'on ne sait plus très bien où se termine ce rôle... et où l'on commence.
L'authenticité, ce n'est pas dire tout ce que l'on pense.
Pour moi, être authentique, ce n'est pas parler sans filtre.
Ce n'est pas non plus refuser de s'adapter.
Être authentique, c'est vivre en cohérence avec qui l'on est.
C'est prendre des décisions qui respectent nos valeurs.
Notre rythme.
Nos besoins.
Nos forces.
Même lorsque ce n'est pas le chemin le plus attendu.

Pourquoi est-ce si difficile?
Parce que nous avons appris très tôt à être aimés pour ce que nous faisons. À être valorisés lorsque nous réussissons. À recevoir de la reconnaissance lorsque nous répondons aux attentes. Alors nous développons des réflexes. Des habitudes. Parfois même des masques. Et ces masques finissent par devenir confortables. Ils nous protègent.
Mais ils nous éloignent aussi de nous-mêmes.
Le jour où j'ai commencé à revenir à moi
Il n'y a pas eu un grand déclic. Il y a eu une question.
Comment vas-tu... vraiment?
Cette question m'a arrêtée. Je savais très bien répondre aux besoins des autres. J'avais beaucoup plus de difficulté à reconnaître les miens. C'est là que mon chemin a commencé. Pas vers une meilleure version de moi-même.
Vers moi.
Revenir à soi est un choix quotidien
Je ne crois pas que l'authenticité soit une destination. Je crois que c'est une pratique.
Chaque fois que nous nous demandons :
Comment je vais?
De quoi ai-je besoin?
Est-ce que cette décision est cohérente avec qui je suis?
Nous faisons un pas vers nous-mêmes.
Et si l'authenticité était le début de tout?
Je crois que nous passons souvent beaucoup de temps à essayer de devenir quelqu'un. Alors qu'au fond, le véritable voyage consiste peut-être à retrouver la personne que nous avons toujours été. Parce qu'on ne se réalise pas en devenant quelqu'un d'autre. On se réalise en ayant le courage d'être pleinement soi.






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