La question que je ne me posais jamais
- il y a 13 heures
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Il y a une question qui semble toute simple.
Une question que nous posons presque tous les jours.
« Comment ça va? »
Et pourtant...
Il y a une grande différence entre demander cette question... et réellement prendre le temps d'y répondre.
Pendant longtemps, ma réponse était toujours la même.
« Ça va. »
Deux petits mots. Prononcés presque automatiquement. Et, pour être honnête, je ne m'attendais pas non plus à ce que les autres me répondent autrement. J'étais déjà ailleurs. Je pensais à la prochaine réunion, à la prochaine tâche, à ce qu'il me restait à faire.
J'étais occupée.
Occupée à avancer.
Occupée à gérer.
Occupée à faire.
Sans m'en rendre compte, je passais mes journées à répondre aux besoins des autres... sans vraiment m'arrêter pour écouter les miens.
Puis un jour, lors d'un bilan annuel, quelqu'un m'a posé une question légèrement différente.
« Comment ça va... vraiment? »
Je me souviens encore du silence qui a suivi. Pas un silence inconfortable.
Un silence révélateur. Celui où l'on réalise que cette question ne nous a pas été posée depuis très longtemps. Et surtout... que nous ne nous la sommes jamais posée nous-mêmes.

Lorsque nous cessons de nous écouter
Avec le recul, je comprends aujourd'hui pourquoi cette question m'a autant bouleversée. Pendant des années, je me suis appliquée à être la personne que l'on attendait de moi.
Une bonne gestionnaire.
Une bonne collègue.
Une bonne maman.
Une bonne conjointe.
Une bonne amie.
À force de vouloir répondre aux attentes, j'avais progressivement cessé de me demander :
« De quoi ai-je réellement besoin? »
Je savais reconnaître les besoins des autres. Mais les miens étaient devenus beaucoup plus difficiles à entendre. Et je crois que je suis loin d'être la seule.
Nous vivons dans une société qui valorise énormément ce que nous faisons.
Beaucoup moins ce que nous ressentons.
Alors nous avançons.
Nous cochons des cases.
Nous remplissons nos agendas.
En espérant qu'un jour, nous aurons enfin le temps de nous arrêter.
Mais ce jour arrive rarement tout seul.
Ce que ralentir m'a appris
Il y a quelques jours, j'ai participé à un atelier de création de bouquets floraux.
Pendant près de deux heures, mon téléphone est resté dans mon sac.
Je ne répondais à aucun courriel.
Je ne pensais pas à ma liste de tâches.
Je choisissais des fleurs.
J'agençais les couleurs.
Je créais avec mes mains.
Et, sans m'en rendre compte, quelque chose s'est passé.
Mon esprit s'est calmé. Je n'essayais plus d'être productive. J'étais simplement présente. En rentrant chez moi, une pensée m'a traversé l'esprit.
Pourquoi ces moments sont-ils devenus si rares?
Et surtout... Pourquoi est-ce souvent dans ces moments-là que tout devient plus clair? Je crois que ce n'est pas un hasard.
Lorsque le bruit diminue, notre propre voix retrouve enfin un peu de place.
Revenir à soi commence souvent plus simplement qu'on le croit
Nous imaginons parfois que les grands changements commencent par de grandes décisions.
Changer de carrière.
Déménager.
Transformer complètement notre vie.
Et si ce n'était pas le cas?
Et si revenir à soi commençait simplement par quelques minutes de présence?
Quelques minutes où l'on cesse de chercher les réponses à l'extérieur. Pour écouter celles qui sont déjà en nous.
Quelques questions pour revenir à soi
Si tu sens que le rythme des dernières semaines t'a éloignée de toi-même, je t'invite à prendre un carnet.
Et à te poser, doucement, ces quelques questions.
🌿 Comment est-ce que je vais... vraiment?
🌿 De quoi ai-je besoin en ce moment?
🌿 Qu'est-ce qui me fait le plus de bien ces jours-ci?
🌿 Quelle petite habitude ai-je envie de conserver, même lorsque le quotidien reprendra son rythme?
🌿 Quelle intention ai-je envie de donner aux prochaines semaines?
Ne cherche pas les bonnes réponses. Accorde-toi simplement quelques minutes pour entendre celles qui sont déjà là.
Je crois que nous ne nous éloignons pas de nous-mêmes du jour au lendemain.
Nous nous éloignons progressivement.
À force de vouloir être à la hauteur.
À force de vouloir répondre aux attentes.
À force de vouloir continuer.
Et c'est pourquoi je crois aussi que l'on ne revient pas à soi en une seule grande décision.
On y revient par de petits moments de présence.
Par une question.
Par une respiration.
Par un choix.
Parce qu'au fond...
Revenir à soi est souvent beaucoup plus simple qu'on ne l'imagine.





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