Pourquoi attendons-nous l’épuisement avant de ralentir?
- il y a 8 heures
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Il était environ 20 h.
Le souper était terminé et la fatigue de la journée se faisait bien sentir. J’étais impatiente. Un peu irritable aussi à l’idée de me retrouver devant mon ordinateur à cette heure. Ce dont j’avais réellement besoin était pourtant assez clair : fermer l’écran, sortir et prendre une belle marche. Mais... il me restait une tâche à terminer. Je m’étais engagée envers moi-même à publier un nouveau Reel chaque mardi. Ce projet me tient profondément à cœur et je voulais respecter cet engagement. Alors, je me suis dit :
« Je vais terminer ça… et après, je pourrai profiter du reste de ma soirée. »

Je suis donc retournée devant mon ordinateur. Même si ça ne me tentait pas. Même si mon corps me disait assez clairement qu’il avait besoin d’autre chose. Je voulais simplement que ce soit fait. Puis, pour une raison que j’ignore, la programmation de ma publication n’a pas fonctionné. J’ai fermé mon ordinateur sans avoir terminé comme je l’espérais… et sans ressentir le soulagement que j’attendais.
Cette nuit-là, j’ai très mal dormi. Mon corps était fatigué, mais mon esprit n’avait pas complètement quitté le travail. Le lendemain, j’assistais à une formation qui comptait beaucoup pour moi. J’y suis arrivée avec moins d’énergie, moins de présence et quelques bâillements.
Et le plus ironique? J’ai dû recommencer la tâche le soir suivant.
Quand une belle intention devient une règle rigide
Pendant cette nuit où je ne dormais pas, j’ai réalisé quelque chose. Personne ne m’avait demandé de publier cette capsule à une heure précise. Il n’y avait pas d’urgence. La pression venait de moi. Je voulais être constante. Je voulais honorer l’engagement que j’avais pris envers ce projet. C’était une belle intention. Mais ce soir-là, à vouloir respecter l’engagement que j’avais pris envers mon projet, j’avais oublié celui que j’avais pris envers moi-même.
Celui de m’écouter. De respecter mes limites. De protéger mon repos. Et de construire une vie dans laquelle le travail n’occupe pas tout l’espace. Cela m’a amenée à réfléchir à la différence entre l’engagement et la rigidité. L’engagement nous aide à avancer vers ce qui compte pour nous. La rigidité apparaît lorsque nous continuons à suivre une règle sans tenir compte de ce que nous vivons maintenant.
Une décision peut être parfaitement alignée au départ et cesser momentanément de l’être lorsque nous l’appliquons en ignorant les nouvelles informations à notre disposition. Ce soir-là, l’information était là. J’étais fatiguée, impatiente et irritable. Mais j’avais décidé que mon besoin de repos devrait attendre.
« Encore une chose… et après, je m’arrête »
Combien de fois nous faisons-nous cette promesse?
Après cette tâche.
Après le dernier courriel.
Après avoir préparé les lunchs.
Après cette semaine particulièrement chargée.
Après les vacances.
Nous ne manquons pas toujours de conscience. Souvent, nous savons déjà que nous avons besoin de repos, d’espace ou de silence. Nous ressentons la fatigue. Nous remarquons que notre patience diminue. Nous avons plus de difficulté à réfléchir. Nous continuons d’avancer, mais sans être réellement efficaces. Notre corps nous transmet de l’information. Cependant, au lieu de l’écouter, nous essayons parfois de négocier avec lui :
« Encore une chose… et après, je vais m’arrêter. »
Le problème, c’est que tout n’est jamais réellement terminé. Il restera toujours une tâche. Un message auquel répondre. Quelque chose à organiser. Quelqu’un qui a besoin de nous. Si nous attendons que tout soit accompli avant de nous accorder du temps, le repos risque de demeurer constamment au bas de notre liste.
Reconnaître les signes avant d’être à bout
Nous n’avons pas tous les mêmes signaux. Mais certains indices peuvent nous indiquer que nous avons dépassé une limite :
l’impatience ou l’irritabilité;
la difficulté à nous concentrer;
l’impression de travailler sans avancer;
la fatigue physique;
l’incapacité à décrocher une fois la tâche terminée;
les pensées qui continuent de tourner;
le sommeil perturbé;
la perte d’enthousiasme pour quelque chose qui nous tient pourtant à cœur.
Ces signaux ne nous demandent pas nécessairement de tout arrêter. Ils nous invitent à devenir curieux.
Qu’est-ce qui se passe en moi? De quoi ai-je besoin? Et comment puis-je répondre à ce besoin tout en tenant compte de mes responsabilités?
Une émotion ou une sensation n’a pas à prendre la décision à notre place. Elle peut toutefois nous apporter une information précieuse avant que nous choisissions comment agir.
S’écouter ne signifie pas abandonner ses engagements
Je crois profondément à l’importance de la constance. Plusieurs projets importants ne verraient jamais le jour si nous attendions d’être toujours reposés, motivés et parfaitement disposés avant d’agir. Mais je ne veux plus construire un projet qui me ressemble en adoptant une façon de travailler qui ne me ressemble plus. S’écouter ne veut donc pas dire renoncer à tout ce que nous avions prévu au premier signe d’inconfort.
Cela peut vouloir dire :
déplacer une tâche;
revoir une échéance que nous nous sommes nous-mêmes imposée;
déterminer ce qui est réellement prioritaire;
prendre une pause avant de décider;
demander de l’aide;
accepter qu’une intention puisse être adaptée sans être abandonnée.
Parfois, après avoir pris le temps de nous écouter, nous choisirons de poursuivre. La différence, c’est que nous ne continuerons plus automatiquement. D’autres fois, nous déciderons de protéger notre énergie, notre sommeil ou une soirée dont nous avons besoin. Parce que le repos ne s’oppose pas à l’engagement. Il permet de le rendre durable.
Trois questions à se poser avant de continuer
Lorsque tu sens que tu es en train de dépasser une limite, prends quelques minutes pour te demander :
Est-ce que cette tâche doit réellement être terminée maintenant?
Qu’est-ce que je risque de compromettre si je continue?
Quel besoin suis-je en train de remettre à plus tard?
Tu n’as pas nécessairement besoin de modifier tous tes plans. L’objectif est d’abord de sortir du pilote automatique et de choisir consciemment la suite.
Créer l’espace avant d’en avoir désespérément besoin
Nous nous promettons souvent de prendre du temps lorsque notre horaire sera moins rempli. Mais l’espace apparaît rarement par lui-même. Il faut le protéger. Le planifier. Et parfois, il faut même sortir de notre environnement habituel pour réussir à le retrouver. À la maison, même lorsque nous souhaitons nous arrêter, nous continuons de voir tout ce qui sollicite notre attention :
Le lavage.
Les repas.
Les objets à ranger.
Les courriels.
La prochaine semaine à organiser.
Il peut être difficile d’entendre ce qui se passe en nous lorsque notre environnement continue de nous rappeler tout ce qu’il reste à faire. Voilà pourquoi quelques heures ou une journée vécue ailleurs peuvent faire autant de bien. Le changement de lieu crée une coupure. L’accompagnement nous aide à dépasser nos réponses automatiques. Et les bonnes questions ouvrent parfois une réflexion que nous repoussions depuis longtemps.
Et si tu choisissais de faire de la place avant d’être épuisée?
Le 17 octobre prochain, j’accueillerai un groupe intime de femmes à l'événement INSPIRE, une retraite d’une journée.
Une journée pour sortir du rythme habituel.
Pour ralentir.
Pour faire le point.
Pour être accompagnée à se poser les bonnes questions.
Et pour retrouver plus de clarté sur ce que l’on souhaite réellement pour la suite.
Il n’y aura rien à prouver. Seulement un espace pour respirer, réfléchir, échanger et revenir un peu plus à soi.
🌿 Événement INSPIRE — Une retraite d’une journée
📅 17 octobre 2026
📍 Île Saint-Quentin
Découvrir INSPIRE et réserver ma place → https://www.melaniehamel.ca/event-list
Nous n’avons peut-être pas besoin d’attendre que notre corps nous force à nous arrêter. Nous pouvons apprendre à l’écouter pendant qu’il nous parle encore doucement.
Revenir à soi. Pour mieux se réaliser.





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